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L’étude des « timbres militaires »émis par l’ Irlande incite à penser que ce pays pousse le paradoxe à entretenir une armée dite « Forces de sécurité » qui sera engagée en dehors du territoire national, sur lequel cependant perdurent les luttes internes depuis la nuit des temps. Mais la réalité est autrement complexe....L'Irlande pratique une politique de neutralité militaire, ce qui ne l'empêche pas  d'exprimer sa solidarité en matière de défense. Voyons ce que nous disent les timbres et ce qu'ils nous cachent, car 
 ils occultent par exemple la violence des armes,  lot quotidien de l’ Ulster, et ne disent rien de la seconde guerre mondiale, dans la mesure où  Dublin fut le seul dominion neutre…

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L'histoire irlandaise

Les luttes internes

L' Administration postale de ce petit pays ne cache pas la fréquence des luttes internes dans le passé, et le rôle qu'y ont joué certains chefs militaires : Brian Boru, O’Neil, O’ More, O’ Donnel, Sarsfield,  Cathal Brugha ou encore Michael Collins. Elle honore également  la  comtesse Markievicz , qui en 1916 pendra le commandement de la Brigade des femmes de l'irish citizen Army et reprendra les armes en 1922.

Les choix de l'administration postale portent sur : 

La rébellion contre les scandinaves,
la rébellion des catholiques pendant la guerre de neuf ans,
le massacre des marins de l’ Armada,
la lutte pour les libertés civiques et religieuses,
la lutte  pour l’autonomie,
la révolution et en particulier le rôle de Wolfe Tone,  ( que les 1100 soldats envoyés par la France en 1798, débarqués à Mayo et que commande le Général Humbert  ) ne sauveront pas de la mort,
 la guerre d’indépendance.

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La guerre de neuf ans

Il y eut une dernière rébellion des Grands d'Irlande de 1594 à 1603. C'est la guerre de Neuf ans, menée par le comte de Tyrone Hugh O'Neil. Son armée met en déroute les forces anglaises fortes de 40 000 soldats à la bataille de Yellow Ford dans l'Ulster en 1598. Les O'Neil et les O'Donnel, descendants des rois d'Irlande, aidés par le primat catholique, réussissent à repousser les colons anglais.

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La bataille de Yellow Ford de 1598

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Brian Boru

Ces timbres rappellent  les incursions des Scandinaves à partir de 795, pendant plus de deux siècles. Ils rendent hommage au roi celtique Brian Boru, tué au combat lors de la bataille de Clontard près de Dublin en 1014 contre les « gens du Nord ». A partir de cette date les drakkars se feront rares sur les côtes irlandaises.

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Brian Boru

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La bataille de Kinsale 1601

    A la bataille de Kinsale en 1601, les Irlandais sont battus mais O'Neil ne se soumettra que trois ans plus tard.
    Les O'Neil et les O'Donnel, accusés de complot par les anglais en 1607, doivent quitter l'Irlande : les chefs de clans du nord de l'île s'exilent et partent pour Rome. Cet événement, appelé la Fuite des Comtes, marque l'écroulement de la résistance irlandaise en Ulster.

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La bataille

 

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Les batailles de Boyne et de Limerick 1690/91

Guillaume III débarque en Irlande en juillet 1690 et bat les irlandais et les Français  à Boyne. Mais il ne parvient pas à prendre Limerick. Il y perd en effet toute son artillerie, détruite par Sarsfield, patriote irlandais. Guillaume III se replie  pour mieux revenir et pour mieux écraser les armées irlandaises. Limerick capitule. Un traité est signé qui doit améliorer le sort des catholiques….mais il n'est pas respecté....
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La bataille

La bataille d'Athlone 1691

Athlone est synonyme de résistance farouche. C’est un point stratégique où se dresse un château en bordure du Shannon. Le pont sur le Shannon est au centre des combats qui opposent Jacobites au Roi William d’Orange. Un sergent s’y illustre, mais ses troupes sont tués et le château détruit par 21 000 boulets.

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La bataille

La fin piteuse de l’ Armada

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Un timbre  rappelle que l’ Armada a été en partie détruite sur les côtes irlandaises  en 1588 alors que le pays ne disposait pas de marine. Si le timbre diffusé  ne montre qu'un  seul bateau , ils étaient 130 au départ de l’ Espagne et  transportaient 30000 hommes dont 19000  soldats et 300 chevaux. Le Duc de Parme devait rejoindre l'Armada    avec 18000 hommes. Les Anglais en face d’eux alignaient 197 navires et 15835 soldats.  La mer drosse le navire sur la côte irlandaise. Les hommes sont massacrés. L’ Irlandais de la côte a-t-il vu dans ces hommes les Scandinaves d’hier, ou l' Anglais abhorré. Savait-il seulement qu'il était espagnol et sans doute catholique ?

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La fin de l'Armada

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Le soulèvement national des 24 au 29 avril  1916





L'insurrection est prévue pour le lundi de Pâques (le 24). Le 23 au matin un contre-ordre est publié par Mac Neill annulant l'insurrection programmée, n'ayant par reçu la cargaison d'armes. Les chefs de l'IRB, Le 24, les insurgés s'emparent du General Post Office et d'autres points stratégiques;  Pearse lit la Proclamation de la République irlandaise. L'insurrection, qui n'a pas le soutien de la population n'arrive pas à s'étendre en province. Combats de rue à Dublin pendant une semaine (1100 insurgés armés de fusils contre 16000 soldats anglais armés de mitrailleuses et d'artillerie, secondés par une canonnière remontant la Liffey). C'est le  Général Maxwell qui mène la répression. Le 29, les insurgés se rendent. Bilan: environ 300 morts et 1300 blessés.

 

Michaels Collins, au destin exemplaire est tué lors des combats d’août 1922 à Béal na Blàth. On le connaît comme chef de l’armée républicaine d’ Irlande et des services de renseignement. « The big fellow » est la vedette d‘un film, qui immortalise le  « squad » et ses « douze apôtres »....l' équipe qui décima les renseignements anglais.

Cathal Brugha commande une position au sud de Dublin en 1916 et est grièvement blessé. Ministre de la Défense en 1919, il se bat pour une Irlande indépendante, républicaine et unitaire. Il est tué le 7 juillet 1922 le dernier jour des combats des Four Courts.diawiki/Cathal_Brugha

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