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L'armure de pied en cap

Vers la galerie

L’usage des armures de pied en cap est relativement court. 
Il se situe en un temps où la cuirasse l’emporte encore sur le boulet. 
Quels  en sont les composants ? 
Quelle en fut l’évolution ? 
En quelles circonstances les porte-on ? 
La réponse est à rechercher dans vos albums !

 

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Chevaliers  de la bataille de Petrinja1595
Cavaliers turcs et chrétiens au combat
Croatie 1995

Un bref instant de l'histoire des armements

Le blanc harnois est dit « de pied en cap » vers 1420-1425
L’art du batteur d’armures atteint son apogée vers le milieu du XV°.
Les cannelures du harnois apparaissent dans le dernier tiers du XV°
Vers 1575-80 l’armure de pied en cap disparaît
Vers le milieu du XVI° siècle on cesse d’armer les chevaux

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Bataille de Nancy armures de 1477
France1977


1°) Les défenses de corps

Les défenses de corps se sont alourdies au fils des siècles. Les armures ou « broignes » sont en peau ou en toile doublée, triplée, voir plus, garnie de petites plaques de métal rivées ou cousues ou de cottes treillissées.
Avec l'adoption de l’armure à plates.. seuls les membres sont  armés complètement, ou en partie, de plaques d’acier articulées

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Adolphe de Vignacourt
Armure du 17° Siècle
Malte 1974

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Jean de la Valette 
Armure du 16° Siècle
Malte 1974


Guerrier du 15° Siècle
Hongrie 1959



 

 

 5°) les ultimes évolutions


Peu à peu les cannelures se rapprochent et couvrent l’ensemble de l’armure. Ce sont les armures maximiliennes. Très en vogue en Allemagne,
elles sont peu portées en France
L’armure dite à tonne est faite pour le combat a pied
L’armure reste en usage dans le premier tiers du XVII°. Réduite au corselet complet, l’armure est, sur ordre, conservée en France par certaines compagnies de gens de pied.


Elles sont décorées dans les dernières décennies du XV°siècle.
Vers 1530 on colore les surfaces des armures. Les italiens sont maîtres
en la matière.
Les Français restent plus sobres. On bleuit au feu, c’est la « couleur d’eau »

Au XV° les armures sont travaillées au marteau

 

 

 

 


2°) Le haubert de mailles

ou « grand haubert » va succéder  à la broigne pendant les croisades. La maille étant restée très en vogue au Proche Orient. La cotte de mailles sera l’armure du chevalier du  XI° au XIV°. Au début de la guerre de cent ans le torse et le ventre du chevalier sont encore protégés par un haubergeon de mailles superposé à un  gambison de cuir matelassé


3°) Le blanc haubert

Les plaques d’acier fixées sur  les hauberts apparaissent  vers 1280. Il s’agit en effet de se protéger contre les armes de jet de plus en plus puissantes. ( épaulières, cubitières, canons d’avant-bras, mamelières) Le blanc haubert
A la fin du XIV° l’homme d’armes se couvre progressivement d’une armure de plates de la tête au pieds

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La cavalerie de Ladislas Jagellon
On passe de la guerre au jeu
Pologne 1974

4°) Le blanc harnois de pied en cap

Les diverses pièces disposées sur le haubert vont être reliées entre elles au moyen de plaques rigides ou articulées. Le blanc harnois est né. Il est dit « de pied en cap » vers 1420-25. ( volant, plastron, pansière, croissant ou gousset, tassettes, braconnière, cubitière, genouillère, )

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