La première guerre mondiale

1914-1918

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La trentaine de timbres commémorant le premier conflit mondial résume parfaitement ce que le grand public sait de cette guerre, dont certains voient les conséquences lointaines perdurer jusqu’à l’effondrement du monde soviétique en 1989.  La guerre de 1914-1918 est avant tout une guerre de tranchée à laquelle ont participé, outre les troupes françaises, menées par des chefs prestigieux, et des troupes alliées dont les timbres parlent guère et ne rendent qu'un hommage frileux aux généraux qui les commandaient. Les timbres ne retiennent en outre que deux batailles:  celle de la Marne et celle de Verdun. Ils montrent en revanche le caractère meurtrier  des affrontements. Guerre d’hommes, la "grande guerre" fut aussi  une guerre de matériels. Cet aspect du conflit  est pratiquement occulté, même si 5 ou 6 timbres soulignent l’apparition de l’arme aérienne et de l’arme blindée ainsi que la naissance des premiers matériels de transmissions. On ne peut qu’être surpris par l’absence d’un timbre dédié à l’artillerie. Le timbre commémorant la signature de l’Armistice, dans un wagon stationné au carrefour de Rethondes, s’inscrit dans une série d’émissions destinées à entretenir le souvenir des sacrifices consentis par une génération d’hommes, à jamais meurtrie. 
 

Une guerre de tranchées

 « De longs boyaux creusés dans le sol, d'une profondeur de 2 mètres environ, recouverts de rondins de bois, de planches, de sacs à terre, laissant à leur partie supérieure d'étroits créneaux aménagés pour le tir, tels étaient les réduits de première ligne où se tenaient les troupes combattantes. En avant de ces tranchées de siège, les défenses accessoires accumulées à l'infini:

des abattis d'arbres, des trous de loup avec pieux effilés, des réseaux de fil de fer barbelé, le tout arrangé pour empêcher l'approche et l'assaut des tranchées. Dans des endroits propices, pour le flanquement des lignes, des réduits blindés, où se tenaient les mitrailleuses prêtes à cracher la mort » (http://www.greatwardifferent.com )

des chefs prestigieux

Gallieni (1849-1916)                              « Gallieni met la ville de Paris en état de défense, rassure les Parisiens par une proclamation et contribue à la victoire de la Marne , en septembre 1914 grâce, notamment, aux troupes qu’il envoie en renfort sur l'Ourcq, à l’armée du général Maunoury, après avoir réquisitionné les taxis parisiens. » (cf.http://fr.wikipedia.org)

Franchet d’Esperey ( 1856-1942) A la tête du 1er corps d’armée, il mène ses troupes à la bataille de Charleroi, et contre-attaque l’armée allemande, remport ant ainsi une victoire à Guise.  Il participe ensuite à la bataille de la Marne , à la tête de la 5e armée, puis est successivement nommé chef des armées de l’Est, en 1916, et des armées du Nord en 1917. À l’été 1918, il pend la succession du général Guillaumat au commandement général des armées alliées d’Orient.(cf www.academie-francaise.fr)

Foch (1851-1929) Il est à la tête du 20e corps d’armée, à Nancy, quand éclate la Première Guerre mondiale, il participe, dans ce commandement, à la bataille de Lorraine, puis, à la tête de la 9e armée, à la bataille de la Marne ; il prend également part à la  "course à la mer ". Nommé à la tête des armées du Nord, il dirige en 1915 l’offensive d’Artois et, en 1916, la bataille de la Somme. Critiqué sur ses choix tactiques et accusé de conduire des offensives trop lourdes en pertes humaines, il n’est  pas épargné par la disgrâce qui touche Joffre, à la fin de l’année 1916. Mais au bout de quelques mois, les revers subis par le général Nivelle provoquent son rappel aux plus hautes responsabilités ( www.academie-francaise.fr)

Joffre ( 1852-1931) Dès le début de la Première Guerre mondiale, la France lui estredevable de la victoire de la Marne. Mais , partisan de la stratégie dite du «grignotage», Joffre, en tant que généralissime, est cependant comptable du tragique enlisement de nos armées à Verdun, la plus longue et meurtrière bataille de toute l’histoire, et de l’échec de l’offensive de la Somme. Discuté également pour son attitude peu coopérative vis-à-vis du pouvoir civil, il se voit ôter une partie de ses responsabilités et préfère alors démissionner. Maréchal de France, le 25 décembre 1916, son rôle se limite alors à des missions à l’étranger. ( www.academie-francaise.fr)

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Driant (1855-1916) Le 21 février 1916, à 7h15, la Vème armée allemande déclenche un orage d’acier d’une puissance inouïe. Le bois des Caures est  pris par les Allemands avec deux divisions contre les deux bataillons de chasseurs commandés par Diant. Il ne reste pas le tiers des effectifs de ces unités, dont le chef est tué en cours d’action,  mais leur sacrifice est sans prix pour l’armée française : le 56ème et le 59ème bataillons de chasseurs ont suffisamment ralenti l’ennemi, dès son premier assaut, pour permettre aux troupes envoyées en renfort de contenir peu à peu la poussée allemande et de protéger Verdun. Après la Grande Guerre , le lieutenant-Colonel Driant sera élevé au rang de gloire nationale, au même titre que les maréchaux Joffre, Gallieni, Pétain et Foch(cf http://fr.wikipedia.org)

Pétain ( 1856-1951) Promu rapidement général de brigade, après s’être distingué à la tête d’une brigade d’infanterie en Belgique, il est nommé général de corps d’armée et remporte de brillants succès dans les batailles de l’Artois. Il se distingue, en particulier, par sa prudence et le souci qu’il témoigne d’épargner des vies humaines. C’est ainsi qu’en février 1916 il est chargé du commandement des troupes engagées à Verdun, et parvient à défendre glorieusement la place en soutenant le moral des troupes.

Quand, au printemps 1916, il est nommé commandant des armées du centre, Philippe Pétain est devenu aux yeux de tous « le vainqueur de Verdun ». En 1917 enfin, après la désastreuse offensive de Nivelle du Chemin des Dames, Philippe Pétain est promu commandant en chef de l’armée française, avec mission de faire cesser les mutineries qui désorganisent les troupes. Sa popularité à la fin du conflit est considérable. Il reçoit son bâton de maréchal de France en novembre 1918. ( www.academie-francaise.fr)

les alliés

Américains, Canadiens et Britanniques sont les seuls alliés dont la participation à la « grande guerre » a fait l’objet d’une commémoration philatélique de la part de la France

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à suivre